Voici le commentaire que mon groupe a publié à l’issue de la visite du groupe Patrice Pichet :

Le 6 janvier 2009 à Pessac, nous visitions le groupe Patrice Pichet.
Ce promoteur immobilier, employant huit cent personnes avec un chiffre d’affaire de 280 millions d’euros sur l’année 2007, se classe actuellement en dixième position sur un marché de l’immobilier français morose.
Ce groupe intégré, dont le cœur de métier est l’habitat, qu’il soit individuel, collectif ou semi collectif ; se différencie par son offre, de qualité élevée. De la conception jusque la gestion des biens, le développement durable se place au centre de toutes les préoccupations, c’est pourquoi Pichet se revendique comme un groupe conçu pour l’avenir durable.
Âgé d’une vingtaine d’année, son succès est dû à son positionnement significatif, en vue de répondre aux enjeux de la sauvegarde de la planète. Soucieux de réduire les traces de l’activité humaine à néant, voire même de la rendre positive, Pichet conçoit le développement durable à travers trois règles fondamentales : la préservation de l’environnement, l’efficacité économique et l’équité sociale. Les protocoles de Kyoto et récemment le grenelle de l’environnement, sont le ciment de son identité.
Afin de résoudre cette équation durable à x inconnues, Patrice Pichet s’engage à réduire la facture énergétique de l’habitat en divisant la consommation d’énergie par quatre à cinq. Son produit star, la « maison positive » va plus loin  et produit plus d’énergie qu’elle n’en consomme. Encore au stade de prototype,  pur produit des recherches & développement, cette villa du futur « proche » souffre encore de trop de contraintes, et prouve que rien ne peut se faire sans une éducation de l’homme lui même. Les comportements irresponsables sont à proscrire. À titre d’exemple, il faut absolument prendre le réflexe de fermer les volets de la « maison positive » les jours d’été afin qu’elle n’accumule pas trop de chaleur et ne soit gourmande en climatisation le soir.
La prise de conscience de l’homme reste déterminante mais fait néanmoins son chemin, c’est pourquoi le groupe Pichet a remporté la réalisation d’un projet à Besançon, dans la citadelle Vauban, inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO, et a été récompensé du premier titre national du développement durable 2007, en raison du respect des contraintes environnementales fortes, d’un niveau de confort supérieur remplissant ainsi la condition d’équité sociale, et des modestes consommations énergétiques des « jardins d’Adèle ».
Le groupe est donc de plus en plus amené à revêtir une nouvelle casquette, celle d’urbaniste. Fort de son expérience acquise à Besançon, il s’attaque désormais à l’aménagement d’un quai à Dunkerque pour l’accueil d’athlètes à l’occasion des Jeux Olympiques de Londres en 2012. Ici encore, les défis environnementaux, politiques, économiques et sociaux ont été relevés avec succès.

Lors de cette présentation, une distinction a bien été opérée entre l’écologie et le développement durable. Ce dernier concept ne se traduit pas par le seul respect du souci écologique. Il réside dans un choix, un compromis qui rend possible la réduction de la consommation énergétique. Ceci explique certaines contradictions pouvant intervenir entre ces deux notions : le développement durable ne présente pas toujours la meilleure solution écologique. Ce compromis ou ce choix, par exemple entre écologie et bilan énergétique, témoigne finalement de l’urgence de la situation dans laquelle nous sommes. Les panneaux photovoltaïques permettent de rentabiliser le surcoût d’une « maison positive » au bout de quinze ans grâce à la quantité d’énergie non consommée et donc non payée, et au loyer substantiel versé par EDF en cas de partenariat avec le monopole national, comme l’a judicieusement choisi Pichet. Mais la production et la destruction de ces panneaux représente une pollution supplémentaire que nous ne maitrisons pas, bien qu’ils soient recyclables à 70%.

http://www.econologie.com/energie-electrique-photovoltaique-articles-3135.html

Le milieu de l’immobilier souffre donc d’amalgames, mais à l’avenir, en continuant à éduquer le marché comme le fait Pichet, ses dirigeants sont persuadés qu’il sera possible de gagner de l’argent avec sa maison. L’habitat est peut être le produit financier du futur, mais en attendant, le groupe Pichet voit se dessiner un bel avenir avec la cohabitation puis le remplacement après 2009, de la loi Robien par la loi Scellier votée le 22 décembre 2008 pour booster le marché immobilier, ayant entamé une chute d’environ 6% au dernier semestre 2008. Cette loi s’avère effectivement beaucoup plus avantageuse que la précédente en matière de défiscalisation.

http://www.loi-defiscalisation.fr/?xtor=SEC-4-GOO-[camp_3]-[group_300]-S-[loi%20defiscalisation]


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