Bonjour à tous,
aujourd’hui je contemple l’année écoulée, avec ses concours, ses diplômes, ses oraux ; et m’imagine que vous allez être à ma place… C’est pourquoi j’ai décidé de me présenter un peu plus en détail et de vous restituer cette idée qui germe, ces épreuves passées, ces doutes surmontés.
Pour ceux qui ne doutent que rarement, peut être qu’ils ne se sentiront pas vraiment concernés, et d’ailleurs, étant donné que la majorité provient de classe préparatoire, me semble-t-il que ce type d’étude laisse peu de place au questionnement puisque le choix d’entrer en école de commerce se fait dès le baccalauréat.
Pour ma part, j’ai décidé de passer les concours très tardivement. Même si après avoir obtenu mon baccalauréat et passer le concours de l’ISEG durant mon année de terminale, que j’ai eu, je repoussais l’échéance en gardant en tête pourquoi je choisissais la faculté de sciences économiques, à savoir rentrer dans une école de commerce.
Mais l’université est un luxe en terme de temps. Je me suis tout de suite plu dans ce système et m’éloignait alors de mon idée de base. J’y ai découvert les IAE et me rendit compte trop tard, vers la fin de ma deuxième année que cela m’aurait plu. Pensant fortement à un master, voire un doctorat si affinité, mais trop inquiet des débouchés, c’est en mars que j’ai pris conscience qu’il était temps de s’inscrire pour les concours d’admission parallèle et du potentiel des ESC.
Mes préférences ses sont rapidement tournées vers Bordeaux et Nantes avec la prestigieuse Audencia, en même temps que mon inscription à la prépa intensive d’Aurlom pour me préparer rapidement aux concours.
Si je peux me permettre de vous donner un conseil, qui m’a vraiment servi de soupape et de moteur durant cette période, c’est de vous projeter aussi bien dans une à deux alternatives à l’obtention de vos concours. Personnellement, je ne pensais même plus passer les concours d’entrée aux IAE, mais si jamais j’échouais pour Nantes et Bordeaux, j’aurais autant aimé entamer un master en faculté, ou commencer une licence d’art plastique ou de psychologie. J’estimais que ces “plans B” pouvaient m’apporter en retentant les concours l’année suivante en cas d’échec.
Et le second conseil serait de ne pas viser uniquement l’entrée dans une ESC quelle qu’elle soit, quitte à restreindre son choix à une ou deux écoles. Vous serez certainement plus persuasif parce que moins dispersé, et plus “frais”.
Ces solutions de rechange et choix ciblés ont été pour moi une façon d’évacuer la pression et de dédramatiser la situation. Le manque de sérennité, certainement le manque de préparation et peut être aussi de niveau m’ont valu une déception pour Audencia. Les résultats des écrits et oraux tombant juste avant l’oral de BeM, m’ont finalement reboosté, et destressé. Je me suis par ailleurs rendu compte, avec du recul et la visite de BeM, qu’il n’aurait pas forcément été judicieux d’intégrer Audencia. Il est primordial de se sentir dans l’atmosphère de SON école, l’identité y étant tellement forte, il faut savoir se l’approprier, mais il y a une base imposée, dictée par l’esprit des étudiants, de la direction, du rang aussi.
Par ailleurs, la gestion de votre temps entre les examens de votre cursus et les concours est essentielle. Il y a forcément un surcroît de travail à fournir, mais il est important aussi de resté connecté “au monde réel” durant cette période. Il faut garder en tête que l’oral se prépare aussi en restant conscient du monde qui nous entoure, de l’actualité notamment.
Concernant les épreuves écrites, il n’est pas nécessaire de s’inquiéter si vous vous sentez peu à l’aise sur le Tage Mage ou même l’anglais (ce qui était mon cas). Il s’agit alors de “limiter la casse” si j’ose dire, de donner évidemment le maximum, pour pouvoir passer les oraux et ensuite faire la différence par rapport aux autres candidats.
Vos épreuves orales doivent naturellement être préparées et une bonne méthode selon moi, consisite à répondre par écrit à des questions “pourquoi cette école ?”, “quel situation dans 10 ans ?”, “En quoi je suis différent et ce que je peux apporter à l’école ?”. Ceci va constituer une base pour votre entretien qui va vous permettre d’évacuer la pression, et de diminuer un peu l’incertitude.